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Constat :
La France est le 1er pays consommateur de pesticides en Europe avec 64000 Tonnes en 2012. Si l’agriculture est la principale utilisatrice de ces produits, les collectivités locales, les gestionnaires d’infrastructures (routières, ferroviaires) en font aussi usage pour l’entretien des espaces verts et la voirie.

Conséquences : si les zones non agricoles ne représentent que 5% du territoire français, le risque environnemental y est beaucoup plus important. Les surfaces imperméables traitées, à proximité ou en connexion avec les cours d’eau, sujettes au ruissellement, entrainent un transfert rapide sans dégradation des molécules dans les cours d’eau et les nappes par infiltration.

Derrière les rivières ou la nappe phréatique, il y a nécessité d’approvisionner la population en eau potable.

NappeFreatique

La pollution de l’eau par les pesticides coûte cher à la collectivité et au final à l’usager. De plus en plus de services d’eau potable doivent s’équiper en unité de traitement pour pouvoir continuer à délivrer une eau respectant les normes de potabilisation. Ces traitements curatifs extrêmement couteux ne protègent pas la ressource en eau et ne peuvent représenter une solution durable.
Comme plusieurs masses d’eau souterraines, la nappe alluviale de l’Adour présente un mauvais état chimique au regard de la Directive Cadre sur l’Eau. La présence de pesticides et de nitrates est la principale cause de dégradation. L’un des enjeux majeurs du PAT est de reconquérir la qualité des eaux brutes, pour assurer celle de l’eau potable.

Réduisons ensemble l’usage des phytosanitaires. C’est une responsabilité partagée et l’affaire de tous agriculteurs, collectivités, particuliers.